Une comédie sombre, avec des instants comiques, écrite et interprétée par Estelle Cabrol.
Ce sont sept femmes qui se racontent, mais jouées par une seule : Estelle !
Estelle : Ces sept femmes prennent vie dans des lieux, des costumes et des accessoires qui les caractérisent.
Nous avons opté, mes amis et moi, pour une scénographie minimaliste qui donne à voir le rapport physique entre le corps de la comédienne, celui des objets et l’imaginaire.
Sur la petite scène de la Samaritaine, l’interprète (les sept en une) et leurs accessoires sont à vue pour mettre en jeu différents portraits de femmes.
Un fracas d’objets et des vêtements sont suspendus avec des pinces à linges à des fils.
Estelle a l’art de s’habiller et de se déshabiller ! Elle le fait avec une rapidité étonnante et amusante.
Ses yeux jouent un rôle important. Sept regards différents qui fixent le spectateur.
Estelle Cabrol (auteure et interprète) On découvre ces femmes dans leur univers singulier, face à leurs angoisses et leurs aspirations intimes.
Pétries dans leurs certitudes, ces femmes s’enlisent indéfiniment dans des servitudes établies par une société machiste ou par leur propre fascination.
Sincères et naïves, enthousiastes et névrosées à souhait, elles racontent sans détour leur quotidien , leurs grandes frayeurs , les plaisirs qui les font vibrer , oublier les petits tracas du quotidien et aimer à en mourir le pays de leurs soumissions.
Ces femmes sont enchaînées à leurs illusions.
Fantasmes, voracité, folie s’échappent du comportement et des propos de ces sept femmes qui se réjouissent et se pâment dans des faux-semblants.
Ainsi, leurs rêves, leurs frustrations, leurs espoirs , leurs colères , leurs projections , leurs soumissions , leur capacité à s’aveugler elles-mêmes ouvrent des portes sur des mondes fantasques dans lesquels rires et horreurs se côtoient.
J’ai bien observé Estelle durant toute l’heure du spectacle.
Ses regards sont malicieux, éloquents.
La question que je me pose : Qui est- elle parmi ces sept femmes ?
Il y a Clémence Espérance, Vanessa , Candice...Pourquoi quatre prénoms seulement ?
Estelle : les autres sont des anonymes...Et je ne vous dirai pas qui je suis...A vous de m’identifier!
L’humour et le fantastique leur donnent la légèreté qui permet d’avoir sa propre lecture du drame de ces personnages tout en ayant de la distance.
Drôle, le spectacle commence par du véritable « camembert de Normandie »...
TRES COURT EXTRAIT
Elle ... (laquelle) ? : Oups, c'est du costaud. Mais c'est un critère de qualité.
En matière de camembert, je suis INCOLLABLE. Je suis née dedans. Clémence Lavanon, élevée au camembert de Normandie» ! Mais pas n'importe lequel. Le vrai. Celui qui coule, qui pue, qui fond dans la bouche, et qui donne une haleine si particulière... Mais ça, tout le monde ne peut pas le comprendre, c'est culturel....
« Chez Lavanon en toute saison,
Le camembert c’est une passion,
A chaque minute on est à fond,
Adoptez-le c’est que c’est bon »
(Suite et fin... sur scène...à la Samaritaine...)
Estelle nous dit qu’il existe quatre sortes de connard :
Le connard de base, le sombre connard, le connard fini et le parfait connard.
Et la question est : Peut-on éradiquer le connard ?
SAVOIR QUE J’EXISTAIS, VOILA !
Textes et Jeu : Estelle Cabrol
Mise en scène : Sandrine Guise
Assistanat à la mise en scène : Laure Cavalléra
Régie : Lucas Hoyois.
CAFE THEATRE LA SAMARITAINE
Jusqu’au 05/03/16
Rue de la Samaritaine - 1000 Bruxelles
Infos Réservations : 02 / 511 33 05
Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe, merci de votre présence. Vous êtes de plus en plus nombreux.
Notre moment de séparation :Ce soir à 20h50 sur LA UNE/RTBF, le film d’Etienne Chatiliez : « La confiance règne » avec Cécile de France et Vincent Lindon, honoré et couronné deux fois en trois semaines : à Bruxelles dans les « Magrittes » : « Le Magritte d’Honneur » , et il y une semaine aux César « Prix du Meilleur Acteur ».
Bravo à Vincent ! Il méritait ces prix !
L’histoire du film de ce soir raconte la rencontre sur un quai de gare de Chrystèle et Christophe.
Bon week-end à Vous et bonne vision.
A tout bientôt !
Roger Simons