Une comédie conjugale d’Eric-Emmanuel Schmitt.
Une idée intéressante et amusante : reconstituer le théâtre de jadis, du temps de Georges Feydeau.
Une comédie survoltée et hilarante !
Syno : Après quelques années de vie commune, Marianne et Georges ne se supportent plus : elle regrette le Georges amoureux et naïf qu'elle rencontra, lui désire une femme plus pimentée. Grâce aux expériences du docteur Galopin,magnétothérapeute, ils vont chacun être mis en face de leur fantasme... Et devront le cacher à l'autre ! Le cauchemar commence...
Quiproquos sur quiproquos ! Surprises ! Portes (8) qui claquent ! Nous sommes bien près de Feydeau.
D’un appartement parisien jusqu’à l’ambassade du royaume de Batavia , oui d’énormes portes claquent sous la frénésie des six personnages qui s’évitent et se poursuivent durant les 90 minutes du spectacle.
Un bel hommage à Georges Feydeau , le roi des petites comédies légères avec portes qui claquent, femmes trompées, domestiques culottés et quiproquos à gogo.
On retrouve des traces de « La dame de chez Maxim », « Les fiancés de Loches », « Occupe-toi d’Amélie » et d’autres encore .C’est parfaitement huilé et millimétré.
Cette histoire bien rythmée s’inspire de la vie amoureuse et artistique de Feydeau ainsi que sa descente aux enfers à ses 55 ans. Sa femme le fait monter sur scène en héros, lui qui avait d’abord rêvé d être acteur avant de devenir auteur.
C’est sa période mielleuse.
GEORGES ET GEORGES
Cette pièce raconte l’histoire improbable de Feydeau qui se réveille un matin en souffrant d’une inversion.
En fait, lorsque Georges veut rire, il se met à pleurer et vice versa.
Steve Suissa(metteur en scène) : Le théâtre d’aujourd’hui prend un autre visage. Le spectateur veut rire, être ému... sans sentir le temps passer. Mais de plus, Il veut être surpris, découvrir de nouveaux textes sans perdre les codes et avoir pour autant un sentiment de modernité. En lisant « Georges et Georges », j’ai été charmé par cette originalité, ce rythme fou ! Un délire brillant ! Un vrai challenge ! C’est avec cette équipe d’acteurs et de techniciens formidables que nous avons tout mis en oeuvre pour que cette création fasse rire et fasse vivre un moment de plaisir intense.
Cette pièce reproduit l’atmosphère des pièces chères à Feydeau. Situations abracadabrantes... Tous les ingrédients de la comédie de vaudeville !
L’invention la plus surprenante , c’est cette machine du docteur Galopin « magnétothérapeute » de son état qui va fournir les moyens de réaliser les fantasmes de chacun.
Dès le départ, la pièce a tout du boulevard, mais heureusement, on en est loin. Certes, le rythme est rapide, l’histoire un peu folle, mais on rit vite en se délectant des bons mots signés Eric-Emmanuel Schmitt. Voilà du théâtre qui ne fait pas dormir ! Une vraie folie en scène !
LES COMEDIENS a
Davy Sardou et Alexandre Brasseur l’un fils de Michel Sardou, l’autre de Claude Brasseur.
Deux générations issues de deux grandes familles d’artistes à l’affiche tous les quatre dans les théâtres de Paris.
Etonnante cette dynastie d’artistes !
DISTRIBUTION COMPLETE
Davy Sardou : Georges et Georges
Alexandre Brasseur : le docteur Galopin
Christelle Reboul : Marianne, l’épouse de Georges
Véronique Boulanger : La Reine
Thierry Lopez : Hercule Chocotte.
Zoé Nonn : La Môme Crevette
Mise en scène : Steve Suissa
Scénographie (décors) : Stéfanie Jarre
Lumières : Jacques Rouveyrollis
Costumes : Pascale Bordet
Musique : Maxime Richelme
Assistante à la mise en scène : Stéphanie Froeliger
GEORGES ET GEORGES/ ERIC EMMANUEL SCHMITT
Jusqu’au 20/03/16
CENTRE CULTUREL AUDERGHEM
Boulevard du Souverain 183 – 1160 Bruxelles
Infos Réservations : 02/660 03 03
Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe » , y a de la joie comme chantait Trenet.
Notre moment de séparation : Un extrait du film de Pierre Godeau ,d’une grande sensualité « EPERDUMENT » avec Guillaume Gallienne et Adèle Exarchopoulos. Ils sont formidables tous les deux.
C’est l’histoire d’amour interdite entre un directeur de prison et une détenue.
- Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette histoire ?
Pierre Godeau : Pas le roman qui en est la base. Juste la phrase que j’avais entendue la radio : un directeur de prison qui tombe amoureux d’une détenue...
Bonne écoute et bonne vision.
A tout bientôt !
Roger Simons