Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe ", bienvenue sur le blog.
« Elle » arrive, nerveusement, avec un dossier sous le bras.
« Il » arrive et attend impatiemment quelqu’un...
Ils sont venus tous deux pour rencontrer le Prince charmant...
Vous connaissez tous les Disney par cœur?
Vous avez la profonde conviction que votre prince/votre princesse viendra, malgré les moqueries de vos collègues?
Vous adoreriez chanter en chœur avec des petits animaux tout mignons qui vous soutiendraient dans les épreuves?
La bibliothèque de la Bête vous fait rêver, autant que la robe de Cendrillon (pour le bal évidemment), et votre plus grande ambition à 8 ans était de faire partie des Enfants Perdus ?
Enfin, vous vous méfiez des quenouilles comme de la peste?
Aucun doute possible.
Vous souffrez du Syndrome de Walt.
Mais vous n'êtes pas les seuls !!
C'est déjà ça...
Et à partir de là, tout va changer.
Nous passons du réel à l’irréel...
Ils ont tout gobé : les princes charmants, les nains, les belles que l’on réveille avec un long baiser, les pommes empoisonnées. Bon, ils ne croient pas aux contes de fées, ils savent que les souris ne parlent pas avec des voix stupides et que les criquets ne font pas la morale mais, dans un coin replié de leur conscience, là où le psy aime à gratter, y a une petite graine qui a fini par germer, alors ils doutent.
Si je me laisse pousser les cheveux, est-ce qu’il en fera une échelle de corde pour monter jusqu’à ma chambre ? Si son nez s’allonge quand elle dit qu’elle m’aime, dois-je la croire ?
Eric De Stercke(metteur en scène) :“ Elle », elle est bien dans ses chaussures, engagée dans sa vie et dans la société, militante même. Elle combat les inégalités, les injustices. Elle est de toutes les causes humaines, elle veut réveiller les consciences, elle œuvre pour la paix entre les êtres mais commence à désespérer quand elle relève la tête... et voit que rien ne change... Tiraillée entre Che Guevara et Mère Teresa, elle veut frapper un grand coup !
Lui, il est ailleurs...un ailleurs perdu dans sa tête. Sa vie est une fiction. Rien ne l’atteint vraiment car, pour lui, nourri aux dessins animés, il croit que le bien va toujours triompher du mal, que le héros arrive toujours à la fin... et que sa vie ne peut se terminer que par un happy end. Il souffre du syndrome de Walt et est incapable de voir la réalité... Ils n’auraient jamais dû se rencontrer mais voilà qu’un esprit malin et taquin les met sur le chemin l’un de l’autre. La rencontre est fracassante.
Tous deux, poussés par ce génie entremetteur, sortent du cadre, ils entrent dans une quatrième dimension propre à les emporter loin des turpitudes et de la naïveté. Elle et lui réinventent un monde à la démesure de leurs aspirations... ”
LE SYNDROME DE WALT
L’univers de Walt Disney englobe une série de valeurs et des représentations sociales bien précises. Elles entraînent un conditionnement à certaines idéologies de la part des enfants et une vision différenciée des sexes : le rôle de la femme, l’homme, l’aspect capitaliste, la religion...
LE BIEN ET LE MAL
Eric De Staercke : Le Bien et le Mal, enfin, est la notion majeure présente dans tous les contes, laissant apparaître la vision simplifiée du monde selon Walt Disney. Les enjeux moraux sont simplifiés, la fin toujours optimiste. Le Mal est souvent associé à la laideur, ou sous les traits d’une minorité jusqu’il y a peu, la vertu est ré- compensée, le vice condamné Vision binaire du monde, simple point de vue selon les adultes mais leçon de vie potentielle pour les enfants... Ces éléments combinés, offrent un caractère unique aux contes de Walt Disney. Classiques, incontournables, véritables morceaux d’enfance à part entière, l’influence de ces dessins d’animation demeure ancrée dans la société et les esprits .
La franchise Disney ayant ainsi donné son nom à plusieurs syndromes, tel que le Syndrome de Peter Pan (Complaisance dans un monde de fantaisie et refus de grandir), le Syndrome de la Fée Clochette (souffrance refoulée chez des femmes ambitieuses, arrogantes qui réussissent tout) ou encore le Complexe de Cendril- lon (Désir inconscient, chez certaines femmes, d’être prises en charge, peur de l’indépendance)...
Le syndrome de Walt s’inscrit dans cette foulée, présentant des personnages nourris aux contes, nour- ris d’illusions, nourris d’idéaux, dont la chute donne lieu à une nouvelle dimension. Et si des personnages d’aujourd’hui continuaient à croire qu’en priant la bonne étoile, la fée bleue viendrait régler leurs problèmes ?
La musique est là pour rythmer l’histoire et l’enrichir. Elle ajoute à la fantaisie et à l’humour des scènes. Quand les personnages chantent, ils peuvent enfin formuler ce qu’ils ressentent. Ils chantent quand ils ne peuvent le dire autrement , à la manière des comédies musicales !
La musique est aussi là pour donner une respiration, faire vivre une transition, donner un souffle aux scènes. Il s’agira ici de jouer et chanter en live et parfois d’utiliser des bandes sons. Toute la musique est composée en collaboration avec Eloi Baudimont, compositeur et membre de la SABAM. La musique va donc s’incorporer dans la trame et pousser l’action vers l’avant ! Il s’agit d’une musique originale composée pour la création du spectacle.
Cette musique que vous pourrez suivre durant le spectacle.
Il s’agit d’un enregistrement qui apparaît sur grand écran où l’on voit les musiciens en pleine action.
LE SYNDROME DE WALT
Une magnifique réalisation d’Eric De Staercke, assisté de Joséphine de Renesse.
Avec Cécile Delberghe , Simon Hommé et Benjamin Torrini. Ils sont merveilleux dans cette course au syndromes.
Musique :Eloi Baudimont
Costumes : Raphaëlle Debattice
Décors ( à la façon de Disney) : Benoît Cogels
Graphisme : Lara Denil
Photogra^hie : CVhris Weiner
Stagiaires communications : Pierre Thiry et Maie Quirynen
Production : Théâtre Loyal du Trac.
LE SYNDROME DE WALT
Jusqu’au 26/03/16
THEATRE LES RICHES-CLAIRES
Rue des Riches Claires 24 – 1000 Bruxelles
Infos Réservations : 02/ 5482580
Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe », merci de me tenir compagnie avec le syndrome de Walt. Disney .
Notre moment de séparation.
Deux regards sur la télé ce soir :
A 20h55 : l’hommage à Jacques Brel sur France 2 : « Un jour , une histoire » , la vie de Jacques à mille temps..
Avec le témoignage de France et Isabelle Brel.
A 21h13 sur la TROIS/RTBF , Woody Allen avec l’un de ses films « « Crimes et Délits » avec Martin Landau , Woody bien sûr et Mia Farrow .
Un film à la fois noir et brillant !
Bonne soirée à Vous. E n’oubliez pas le syndrome de Walt !
A tout bientôt !
Roger Simons